Nous vous vous présentons nos meillleurs voeux autour de la saison pasquale. Il y a la guerre en Europe, les barrières anti-COVID onte été largement supprimés et la France votera les 10 et 24 avrill un nouveau president. Trois des sujets qui font la une des nouvelles dans notre pays.
Mais restons dans notre secteur, jetons un coup d'œil en coulisses et expliquons les tendances actuelles pour cette année.
Pour la campagne de renouvellement de cette année, force est de constater que les assureurs ont fait leurs " devoirs " pendant la période COVID : nettoyage, clarifications et selection: leurs vecteurs de travail.
D'une part, en tant que courtiers en assurances, nous sommes confrontés quotidiennement à la nécessité d'épurer, de clarifier ou de résilier les polices en l'absence de réaction des clients. L'arrière-plan est la crise COVID - au cours de laquelle l'autorité de surveillance française ACPR a imposé aux assureurs de clarifier leurs contrats et d'exclure clairement le manque à gagner comme consequence d’un fermeture en période de pandémie. Rappelons que divers tribunaux français avaient condamné certains assureurs à verser des dommages et intérêts en raison de l'ambiguïté du texte (in dubio pro reo).
En outre, l'autorité de surveillance estime que les cyber-risques doivent également être définis clairement et stipulés en tant que tells comme élément de couverture, ou pas. Le coup d'envoi a été donné par le ministère français de l'Économie, qui a déclaré illegal que le paiement de rançons, car contraires à la loi sur le blanchiment d'argent. Sur le thème des cyber-risques, veuillez également lire un article actuel sur notre site web.
D'autre part, certains assureurs découvrent désormais la valeur ajoutée d'un contrôle de portefeuille et de la corrélation de sa profitabilité avec la probabilité statistique de sinistres. C'est du moins ce qui nous semble être le cas lorsque l'on est confronté à des demandes de mettre fin à une relation sur une dizaine d’années sans sinister, motivée par une analyse des sinistres à l'échelle du groupe de l’assureur en question dans des domaines d'activité comparables (plastique, traitement de surface, gaz). Le client est surpris, ne comprend pas et s’en va agacé.
Le discours de l‘assureur destine à créer une relation de confiance de long terme risqué de ne plus passer…
De même, un autre argument avancé fait apparaître de manière cachée que les revenus financiers ne sont plus aussi importants que dans le passé. Il y a quelques années encore, ces revenus de placement des primes versées auraient enjolivé le résultat actuariel. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Bizarre, car la BCE pratique son “Quantitative Easing” depuis près de dix ans.
Couplée à la directive claire de Bruxelles de considérer la police d'assurance comme un "produit", de l'expliquer, de le tarifer et de le distribuer, certaines "lignes de produits" sont désormais hors de portée et laissent le client seul.
Ce qui est condamnable, c'est l'attitude opportuniste de certains assureurs qui, dans certaines situations, durcissent les conditions au détriment du client en l'espace de quelques mois, comme si le retournement du marché équivalait à la chute du mur de Berlin ; alors qu'il s'agit plutôt d'un changement de fond.
Restez en bonne santé et bien assurés. Nous vous souhaitons de joyeuses Pâques ensoleillées.
Votre
Cabinet FACT team